Archives pour la catégorie Gourmandise

Produits gourmands du Québec

J’ai vraiment très peu de temps ces jours-ci à accorder à mon blogue, mais voilà, je vais prendre quelques lignes pour signaler ces quelques découvertes, produits gourmands de chez nous, qui valent le détour.

Truffes à la pâte de noix, de Tessier dit Lavigne
J’ai goûté la série «Café et Digestifs» et je suis particulièrement friande de celles à la cardamome.
http://www.tessierditlavigne.com/

Viennoiseries congelées de Première Moisson (marque 189 Harwood)
Maintenant en vente en épicerie. Je me suis régalée pendant plusieurs matins de leurs brioches aux raisins. On laisse un peu à température de la pièce le matin puis on enfourne pendant 30 minutes et on déguste. Difficile de faire plus frais.
http://www.189harwood.com/fr/pains-aux-raisins.html

Mélanges de noix de Prana
Bien sûr, ce sont des produits importés à la base, mais transformés au Québec et certifiés biologiques. J’ai goûté au mélange Kilimanjaro de leur série de collations de randonnée et ça a emporté mon vote haut la main. Délicieux mélange de morceaux de chocolat noir, canneberges séchées, noix de Grenoble et autres noix. En plus d’être bon pour la santé, ça se mange tout seul.
http://pranana.com/fr/products/kilimanjaro/

Moutarde de courgettes à l’érable de La Courgerie
Suggéré pour accompagner des viandes froides mais moi, j’en mettais carrément dans mes hotdogs! Ils seront au Marché Jean-Talon cette fin de semaine (21 et 22 février). Sinon, on peut trouver les points de vente sur leur site. C’est possible de visiter cette ferme de Joliette et goûter ses produits à l’automne.
http://lacourgerie.com/products05.html

produits_quebec

Pizza 3D et vaisselle aux tomates

Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle, mais on pourra bientôt se faire une pizza à l’imprimante 3D plutôt qu’au four à bois.

On doit cette innovation aux astronautes américains qui souhaitaient importer cette bonne vieille recette italienne dans leur vaisseau doré. On a beau embrasser le progrès, rien ne remplace la bouffe confort pour réchauffer un coeur d’explorateur.

Depuis quelques semaines, la rumeur persiste : cette technologie sera bientôt disponible pour le grand public (peut-être plus rapidement que pour nos confrères du ciel d’ailleurs, qui doivent encore surmonter quelques obstacles dus à l’apesanteur). Bien sûr, le coût de ces premiers modèles nourriciers en fera des gâteries pour élite, mais c’est comme ça que ça commence… même si on ne sait jamais exactement comment ça finit.

Si j’ai bien compris, la machine intègre des aliments déshydratés et les « imprime » par couches sur la plaque de cuisson. Pendant que la pâte se fait bronzer, la tomate en poudre est mixée à de l’eau et de l’huile avant de venir coiffer l’autre amie poudrée. Selon Anjan Contractor, ingénieur responsable du développement à la NASA, une pizza 3D se cuit en 70 secondes, c’est-ti-pas-beau? Ils ne savent pas encore combien de temps ça prendra pour la digérer.

Après la pizza, ce sera la gauffre, et on nous promet la bûche de Noël pour l’an prochain. (Non, non, cherchez pas, c’est moi qui passe commande, là.) Une entreprise espagnole travaille sur un prototype plus convivial et tentant que celui de nos astronautes, où spaghettis, pains à sandwichs et biscuits sont à l’essai.

Quand je vois où la technologie est rendue, je me dis qu’il serait temps que je m’achète un lave-vaisselle. Question de ne pas être trop dépassée.

Ou alors, je saute l’étape du lave-vaisselle et je ramasse plutôt mon argent pour la prochaine imprimante 3D qui servira à fabriquer de la vaisselle mangeable.

Le rêve, non?

Pratico, écolo et, si on est chanceux, gastronono (beau, bon, et pas compliqué).

Et je ne rêve pas sans raison.

La chercheuse montréalaise Diane Leclair Bisson a commencé, il y a quelques années, des expérimentations en design de vaisselle mangeable. Son livre « Comestible/Edible » illustre le travail de son équipe. On y retrouve, entre autres, un ramequin croquant à la purée de mangue, des fourchettes au quinoa rouge et paprika et une assiette au lait de coco et gélatine qui, ma foi, ont l’air plus appétissants que la pizza 3D première mouture.

Aux dernières nouvelles, elle collaborait d’ailleurs avec un designer italien pour harmoniser de la vaisselle de tomates aux saveurs milanaises.

Pour le bien de nos yeux et de nos papilles, et afin de nous débarrasser le plus rapidement possible de cette tâche ingrate qu’est le nettoyage d’assiettes, j’ose un voeu pas si pieux. SVP, Mme Diane, contactez la NASA.

Vaisselle comestible, projet FoodNests, Diane Leclair Bisson et Vito Gionatan Lassandro

Vaisselle comestible, projet FoodNests, Diane Leclair Bisson et Vito Gionatan Lassandro

L’art de la table, version restos : 10 meilleurs nouveaux restaurants

Le nouveau top 10 des nouveaux restaurants canadiens du magazine EnRoute est sorti et ça donne le goût de partir en « road trip » juste pour ça. On peut commencer par ceux qui sont plus près de chez nous, car parmi les nommés, on retrouve Le Vin Papillon dans la Petite-Bourgogne à Montréal, et le Légende à Québec. Miam!

 

New York, porte vers ma rentrée

Il fait encore beau et chaud, mais avec septembre qui vient d’arriver, les jours qui raccourcissent de plus en plus, des feuilles d’arbres qui s’accumulent sur le sol, et le retour à l’école pour beaucoup de profs et d’élèves, la nostalgie me prend déjà.

Pas de grand voyage pour moi cet été, mais un détour par Kamouraska et Rimouski, et quelques jours à New York pour marquer la fin de la belle saison.

J’ai beau être allée plusieurs fois à New York, je n’ai pas encore tout vu de la grosse pomme. Mission impossible, j’imagine. Ça bouge tellement là-bas.

Et me revoici donc avec quelques points forts de ce séjour… et deux ou trois mots sur ce qu’il me reste à voir! Ça vous inspirera peut-être pour votre prochaine promenade.

High Line, promenade en hauteur

J’y étais déjà allée, mais elle a pris du mieux. Très touffue, arbres inclus, et avec un design qui intègre judicieusement son historique industriel, elle offre une oasis très animée mais rafraîchissante avec vue en plongée sur la rivière Hudson.

Situés dans le Meat Packing District, ces rails surélevés servaient à acheminer la marchandise — principalement de la viande, mais aussi d’autres denrées et produits manufacturés — directement dans les entrepôts du secteur.

Complètement abandonnés en 1980, les rails ont frôlé la démolition, mais des citoyens de Chelsea, le quartier environnant, se sont battus et ont formé un comité de bénévoles qui ont réussi, après plusieurs obstacles et des années d’efforts, à réaliser ce beau projet. Ouvert au public en 2009, il est déjà devenu un incontournable de New York. Encore en évolution, la High Line s’agrandit d’une 3e partie, Rail Yards, entre la 30e et la 34e rue, le 21 septembre prochain.

 

Plunge, bar avec vue

L’hôtel Gansevoort se trouve tout près de l’entrée sud de la High Line. À son sommet, le bar Plunge offre une vue sur la ville et sur l’Hudson qui vaut le détour. La terrasse fait presque tout le tour de l’édifice. Un peu bruyant, mais allez-y quand même pour prendre quelques photos.

Bar Plunge, hôtel Gansevoort, New York

Brooklyn Heights et traversée du pont

Vous pouvez y aller en métro ou en profiter pour traverser à pied le célèbre pont de Brooklyn. La promenade de Brooklyn Heights longe la East River et offre une vue sur le quartier des affaires de Manhattan et sur la statue de la Liberté. Tout près, dans le quartier historique, la rue Montague offre plein de boutiques et de restaurants avec terrasse. Ambiance très agréable, à l’écart des rues surchargées de trafic et des klaxons du centre de New York.

Brooklyn Heights New york

Si vous ne connaissez pas l’histoire de la construction du pont de Brooklyn, ça vaut la peine de vous y attarder :

http://www.histoire.presse.fr/mensuel/68/le-pont-de-brooklyn-et-le-reve-americain-01-06-1984-55093

Tenement Museum

Si vous êtes chanceux, vous me reparlerez de ce musée parce que nous, on en a vu que des bribes, dont un film projeté gratuitement en boutique. Pas moyen d’obtenir un billet le jour même. Donc, je vous conseille d’acheter d’avance votre billet en ligne si vous souhaitez faire cette populaire visite.

Comme toutes les grandes villes, New York a une riche histoire où riches et pauvres se côtoient et où les vagues d’immigration se succèdent. Le Lower East Side, avant de devenir la tendance des dernières années, a été longtemps un quartier surpeuplé et malheureusement dominé par la misère. Habité par les Irlandais, les Juifs allemands, les Russes, les Italiens, et maintenant bordé par le Chinatown, ce quartier en a vu de toutes les couleurs, sans mauvais jeu de mots. À une certaine époque, on entassait les familles dans des endroits minuscules appelés tout simplement les « tenements », avant que des citoyens, inquiets, ou tout simplement indignés, de l’insalubrité dans laquelle devait vivre ces familles, se mobilisent pour que l’État intervienne.

Ce musée fait donc renaître la vie de ces familles, à différentes époques, à l’intérieur de ces murs, et est doublé d’une visite guidée du quartier.

Tenament Museum New York
Petite Italie

Après notre demi-visite, nous en avons profité pour passer par le Chinatown et ce qui reste de la Petite Italie. La rue Mulberry était en partie fermée aux voitures et les touristes avaient envahi les terrasses des restaurants. Nous nous sommes arrêtés au classique Ferrara Café, spécialiste en desserts italiens. À Montréal, nous n’avons rien à leur envier en matière de gelato, mais la leur, au cappucino, était tout de même excellente. L’abondance de leurs desserts au comptoir est hallucinante. Je me promets d’y retourner.

Dee Dee au Blue Note

New York a ses boîtes de jazz mythiques. On a profité du passage de Dee Dee Bridgewater au Blue Note dans le West Village pour y faire un petit tour. Elle était accompagnée du band de Theo Croker dont elle a produit le dernier album. J’aurais aimé entendre davantage de standards jazz de ses anciens albums, mais c’est toute une musicienne (au rire contagieux, d’ailleurs) et on a passé une excellente soirée. Le Blue Note était plein à craquer.

 

 

Le futurisme italien au Guggenheim Museum

Guggenheim MuseumCertainement un des plus beaux bâtiments de New York, ce magnifique musée est parmi les incontournables de la ville.  Cet été, l’exposition temporaire vedette portait sur le futurisme, mouvement artistique et social italien des années 1910 à 1940 environ, que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam, mais que j’ai trouvé fascinant (épeurant mais fascinant). Inspiré du manifeste de Marinetti, il a influencé l’art de la peinture, de la sculpture, la musique, la danse, le cinéma et la photographie, mais aussi le design de meubles, d’objets et de vêtements.

Pris dans le tourbillon de l’évolution technologique, il prônait la vitesse, la machine, l’intensité, la violence, et véhiculait l’utopie de la reconstruction de notre environnement quotidien, même dans l’architecture des maisons. En regardant leurs dessins, on se dit d’ailleurs que le cinéma de science-fiction y a puisé un peu de son imagerie.

Extraits éloquents du manifeste :

« Nous voulons chanter l’amour du danger, l’habitude de l’énergie et de la témérité. »

« Nous déclarons que la splendeur du monde s’est enrichie d’une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse. Une automobile de course avec son coffre orné de gros tuyaux, tels des serpents à l’haleine explosive… »

« Il n’y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef-d’œuvre sans un caractère agressif. La poésie doit être un assaut violent contre les forces inconnues, pour les sommer de se coucher devant l’homme. »

Intense, vous dites?

Pour les curieux, la transcription du manifeste en entier se trouve ici :

http://zinclafriche.org/mef/wp-content/uploads/2009/12/manifestefuturismefr.pdf

Empire State Building

Je n’avais encore jamais hissé ma petite personne jusqu’au sommet de ce pourtant très recherché toit du monde… J’ai été impressionnée. La vue est vraiment vertigineuse… Je n’y retournerai pas, mais ça valait le 29 $ d’entrée… surtout un soir pas trop achalandé, ce qui nous a évité des files interminables.

Tchou tchou…

Même si vous ne prenez pas le train, passez par le Grand Central Terminal. Il est possible de faire une visite guidée à l’aide d’une application sur son cellulaire (version française disponible) ou tous les midis auprès d’un guide en chair et en os. Pour prendre de l’avance ou pour rêver à New York en attendant de vous y rendre, l’histoire de la gare et les explications d’une guide vous sont proposés sur le site (en anglais).

Le New York d’Edward Rutherfurd

New York, Edward RutherfurdSi vous avez envie de lire sur New York et que l’anglais ne vous fait pas peur, je vous suggère le roman historique d’Edward Rutherfurd. Pas de la grande littérature, mais tout de même relativement bien écrit et documenté. Sa saga traverse toute l’histoire de la ville, de la période hollandaise jusqu’à la chute des tours. À souhaiter que ce livre soit éventuellement traduit en français.

Dans ma catégorie « À voir quand j’y retournerai »

Trois jours, c’est vite passé. Parmi les choses que je mets sur ma liste pour une prochaine fois:

« Eataly », le complexe de restaurants et boutiques gourmandes italiennes près du Flatiron Building mis sur pied par, entre autres, Mario Batali.

« The Cloisters », cette partie du Musée des Beaux-Arts située à l’extrême nord de l’île dans des monastères du Moyen-Âge.

 

« The Frick Collection », une riche collection d’oeuvres d’art dans une maison bourgeoise du début du 20e siècle. Faute de mieux, on peut visiter, de chez soi, la maison Frick et ses oeuvres, avec description audio (en français).

Frick Collection

Venise sous la neige

Les gondoles glissaient sur l’eau par centaines, et pas seulement pour les touristes. On y chantait des romances jusque tard dans la nuit. Danse et musique étaient parties prenantes de la vie des Vénitiens, dans toutes les couches de la société, au quotidien comme en période de carnaval. Les peintres étaient tous musiciens, et inversement. Même aux orphelines, on apprenait à jouer du luth et du violon. C’était Venise, à son apogée, avant qu’elle soit menacée d’inondation.

Venise en photos

Photos de Venise

J’ai bravé la tempête la semaine dernière pour troquer les flocons contre l’art vénitien du Musée des beaux-arts de Montréal. Les yeux sur les oeuvres du XVIe au XVIIIe siècle, et les oreilles emplies de luth et de viole de gambe, je m’imaginais au bord de la lagune, dans une cour en train de danser le menuet pendant le carnaval, ou admirant le Bucentaure pendant le rituel du mariage avec la mer. Car cette exposition se veut davantage un voyage géographique et historique, à travers l’art, que la description d’un courant stylistique.

Tableaux, partitions, musiques et instruments anciens évoquent l’âme et l’ambiance de cette partie du monde. Le parcours nous éclaire sur le contexte historique et social, sur les moeurs des habitants, sur ses personnages importants, en mettant l’accent sur la prépondérance de l’art dans la vie de ce peuple.

On a envie d’y être.

J’ai particulièrement apprécié les extérieurs de Canaletto, qui rend si bien les paysages urbains, mais aussi les événements et la vie publique vénitienne, dans les moindres détails, s’aidant de la camera obscura.

Coup de coeur musical de l’expo : ce Concerto turco nominato izia semaisi, d’inspiration ottomane.


Un excellent article d’Éric Clément dans La Presse décrit avec justesse l’exposition. Vous pouvez aussi tenter le voyage vous-même en vous présentant au MBAM d’ici le 19 janvier.

Venise en crimes
En attendant de mettre les pieds dans la Sérénissime du XXIe siècle, je promets de me plonger dans les polars de Donna Leon (des titres à me suggérer?). Ou de revoir sur Tou.tv les enquêtes du Commissaire Brunetti, encore disponibles pour quelques semaines. Bien qu’un peu caricaturales, ces intrigues nous offrent le petit bonheur de déambuler dans un décor de rêve.

Venise et son histoire
C’est possible aussi de replonger dans les événements historiques de la ville, parfois criminels, parfois encore mystérieux, à travers cet épisode documentaire de L’Ombre d’un doute, « Venise, la cité des mystères », disponible sur le web.


Guide de Venise

Ce guide, plus ou moins touristique, bien qu’un peu drabe et qui date de quelques années, fait tout de même un tour de piste clair et concis des grands événements qui ont marqué la ville et les différents quartiers qui la composent. Pratique.


À la di Stasio
Et si vous avez, comme moi, l’âme à la dolce vita, notre Josée di Stasio nationale nous fait un petit tour gourmand de Venise, accompagnée, entre autres, de l’écrivaine Simonetta Greggio (dont j’ai lu «La douceur des hommes», charmante et émouvante rencontre d’une vieille dame passionnée, que je vous conseille, mesdames surtout).

Entre chocolat et coucou suisse

Quoi de plus réconfortant qu’un bon chocolat chaud après le froid glacial du dehors… Si vous passez par le centre-ville de Montréal, osez vous arrêter à cet endroit en semi-sous-sol qui a l’air de rien, sur Crescent. À la fois une horlogerie et une petite boutique de chocolats. On y fait de VRAIS chocolats chauds au choix: noirs, mi-noirs, au lait. Je crois qu’ils ont une quarantaine de sortes. J’ai choisi le noir bio à 74 % et c’était diablement bon. En bonus: vous buvez votre chocolat au milieu des coucous comme si vous étiez dans le salon de votre grand-mère. Inusité et charmant. (Modestes photos iPhone ci-bas.)
2080 Rue Crescent