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New York, porte vers ma rentrée

Il fait encore beau et chaud, mais avec septembre qui vient d’arriver, les jours qui raccourcissent de plus en plus, des feuilles d’arbres qui s’accumulent sur le sol, et le retour à l’école pour beaucoup de profs et d’élèves, la nostalgie me prend déjà.

Pas de grand voyage pour moi cet été, mais un détour par Kamouraska et Rimouski, et quelques jours à New York pour marquer la fin de la belle saison.

J’ai beau être allée plusieurs fois à New York, je n’ai pas encore tout vu de la grosse pomme. Mission impossible, j’imagine. Ça bouge tellement là-bas.

Et me revoici donc avec quelques points forts de ce séjour… et deux ou trois mots sur ce qu’il me reste à voir! Ça vous inspirera peut-être pour votre prochaine promenade.

High Line, promenade en hauteur

J’y étais déjà allée, mais elle a pris du mieux. Très touffue, arbres inclus, et avec un design qui intègre judicieusement son historique industriel, elle offre une oasis très animée mais rafraîchissante avec vue en plongée sur la rivière Hudson.

Situés dans le Meat Packing District, ces rails surélevés servaient à acheminer la marchandise — principalement de la viande, mais aussi d’autres denrées et produits manufacturés — directement dans les entrepôts du secteur.

Complètement abandonnés en 1980, les rails ont frôlé la démolition, mais des citoyens de Chelsea, le quartier environnant, se sont battus et ont formé un comité de bénévoles qui ont réussi, après plusieurs obstacles et des années d’efforts, à réaliser ce beau projet. Ouvert au public en 2009, il est déjà devenu un incontournable de New York. Encore en évolution, la High Line s’agrandit d’une 3e partie, Rail Yards, entre la 30e et la 34e rue, le 21 septembre prochain.

 

Plunge, bar avec vue

L’hôtel Gansevoort se trouve tout près de l’entrée sud de la High Line. À son sommet, le bar Plunge offre une vue sur la ville et sur l’Hudson qui vaut le détour. La terrasse fait presque tout le tour de l’édifice. Un peu bruyant, mais allez-y quand même pour prendre quelques photos.

Bar Plunge, hôtel Gansevoort, New York

Brooklyn Heights et traversée du pont

Vous pouvez y aller en métro ou en profiter pour traverser à pied le célèbre pont de Brooklyn. La promenade de Brooklyn Heights longe la East River et offre une vue sur le quartier des affaires de Manhattan et sur la statue de la Liberté. Tout près, dans le quartier historique, la rue Montague offre plein de boutiques et de restaurants avec terrasse. Ambiance très agréable, à l’écart des rues surchargées de trafic et des klaxons du centre de New York.

Brooklyn Heights New york

Si vous ne connaissez pas l’histoire de la construction du pont de Brooklyn, ça vaut la peine de vous y attarder :

http://www.histoire.presse.fr/mensuel/68/le-pont-de-brooklyn-et-le-reve-americain-01-06-1984-55093

Tenement Museum

Si vous êtes chanceux, vous me reparlerez de ce musée parce que nous, on en a vu que des bribes, dont un film projeté gratuitement en boutique. Pas moyen d’obtenir un billet le jour même. Donc, je vous conseille d’acheter d’avance votre billet en ligne si vous souhaitez faire cette populaire visite.

Comme toutes les grandes villes, New York a une riche histoire où riches et pauvres se côtoient et où les vagues d’immigration se succèdent. Le Lower East Side, avant de devenir la tendance des dernières années, a été longtemps un quartier surpeuplé et malheureusement dominé par la misère. Habité par les Irlandais, les Juifs allemands, les Russes, les Italiens, et maintenant bordé par le Chinatown, ce quartier en a vu de toutes les couleurs, sans mauvais jeu de mots. À une certaine époque, on entassait les familles dans des endroits minuscules appelés tout simplement les « tenements », avant que des citoyens, inquiets, ou tout simplement indignés, de l’insalubrité dans laquelle devait vivre ces familles, se mobilisent pour que l’État intervienne.

Ce musée fait donc renaître la vie de ces familles, à différentes époques, à l’intérieur de ces murs, et est doublé d’une visite guidée du quartier.

Tenament Museum New York
Petite Italie

Après notre demi-visite, nous en avons profité pour passer par le Chinatown et ce qui reste de la Petite Italie. La rue Mulberry était en partie fermée aux voitures et les touristes avaient envahi les terrasses des restaurants. Nous nous sommes arrêtés au classique Ferrara Café, spécialiste en desserts italiens. À Montréal, nous n’avons rien à leur envier en matière de gelato, mais la leur, au cappucino, était tout de même excellente. L’abondance de leurs desserts au comptoir est hallucinante. Je me promets d’y retourner.

Dee Dee au Blue Note

New York a ses boîtes de jazz mythiques. On a profité du passage de Dee Dee Bridgewater au Blue Note dans le West Village pour y faire un petit tour. Elle était accompagnée du band de Theo Croker dont elle a produit le dernier album. J’aurais aimé entendre davantage de standards jazz de ses anciens albums, mais c’est toute une musicienne (au rire contagieux, d’ailleurs) et on a passé une excellente soirée. Le Blue Note était plein à craquer.

 

 

Le futurisme italien au Guggenheim Museum

Guggenheim MuseumCertainement un des plus beaux bâtiments de New York, ce magnifique musée est parmi les incontournables de la ville.  Cet été, l’exposition temporaire vedette portait sur le futurisme, mouvement artistique et social italien des années 1910 à 1940 environ, que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam, mais que j’ai trouvé fascinant (épeurant mais fascinant). Inspiré du manifeste de Marinetti, il a influencé l’art de la peinture, de la sculpture, la musique, la danse, le cinéma et la photographie, mais aussi le design de meubles, d’objets et de vêtements.

Pris dans le tourbillon de l’évolution technologique, il prônait la vitesse, la machine, l’intensité, la violence, et véhiculait l’utopie de la reconstruction de notre environnement quotidien, même dans l’architecture des maisons. En regardant leurs dessins, on se dit d’ailleurs que le cinéma de science-fiction y a puisé un peu de son imagerie.

Extraits éloquents du manifeste :

« Nous voulons chanter l’amour du danger, l’habitude de l’énergie et de la témérité. »

« Nous déclarons que la splendeur du monde s’est enrichie d’une beauté nouvelle : la beauté de la vitesse. Une automobile de course avec son coffre orné de gros tuyaux, tels des serpents à l’haleine explosive… »

« Il n’y a plus de beauté que dans la lutte. Pas de chef-d’œuvre sans un caractère agressif. La poésie doit être un assaut violent contre les forces inconnues, pour les sommer de se coucher devant l’homme. »

Intense, vous dites?

Pour les curieux, la transcription du manifeste en entier se trouve ici :

http://zinclafriche.org/mef/wp-content/uploads/2009/12/manifestefuturismefr.pdf

Empire State Building

Je n’avais encore jamais hissé ma petite personne jusqu’au sommet de ce pourtant très recherché toit du monde… J’ai été impressionnée. La vue est vraiment vertigineuse… Je n’y retournerai pas, mais ça valait le 29 $ d’entrée… surtout un soir pas trop achalandé, ce qui nous a évité des files interminables.

Tchou tchou…

Même si vous ne prenez pas le train, passez par le Grand Central Terminal. Il est possible de faire une visite guidée à l’aide d’une application sur son cellulaire (version française disponible) ou tous les midis auprès d’un guide en chair et en os. Pour prendre de l’avance ou pour rêver à New York en attendant de vous y rendre, l’histoire de la gare et les explications d’une guide vous sont proposés sur le site (en anglais).

Le New York d’Edward Rutherfurd

New York, Edward RutherfurdSi vous avez envie de lire sur New York et que l’anglais ne vous fait pas peur, je vous suggère le roman historique d’Edward Rutherfurd. Pas de la grande littérature, mais tout de même relativement bien écrit et documenté. Sa saga traverse toute l’histoire de la ville, de la période hollandaise jusqu’à la chute des tours. À souhaiter que ce livre soit éventuellement traduit en français.

Dans ma catégorie « À voir quand j’y retournerai »

Trois jours, c’est vite passé. Parmi les choses que je mets sur ma liste pour une prochaine fois:

« Eataly », le complexe de restaurants et boutiques gourmandes italiennes près du Flatiron Building mis sur pied par, entre autres, Mario Batali.

« The Cloisters », cette partie du Musée des Beaux-Arts située à l’extrême nord de l’île dans des monastères du Moyen-Âge.

 

« The Frick Collection », une riche collection d’oeuvres d’art dans une maison bourgeoise du début du 20e siècle. Faute de mieux, on peut visiter, de chez soi, la maison Frick et ses oeuvres, avec description audio (en français).

Frick Collection